Le président de la Fédération française de volley, laquelle est membre du CFFP, détaille la politique de l’instance qu’il dirige en ce qui concerne la défense de l’éthique.

  • Qu’est-ce qui vous a incité à engager la Fédération française de volley-ball dans la labellisation fair-play mise en place par le CFFP ?

Tout simplement le fait que le fair-play est une valeur très importante du sport, lequel est un milieu, dans l’ensemble, encore préservé et soucieux d’exclure toute violence. À cet égard, le fair-play, le respect des règles et de l’adversaire sont forcément, pour nous, essentiels. Nous n’avons pas de plan d’actions clairement défini en la matière, mais nous tenons à afficher
l’ambition et l’envie que l’état d’esprit qui existe dans le volley, demeure. Nous allons réfléchir à la manière de valoriser tout cela. C’est pour cette raison que nous avons décidé de nous engager dans ce processus et, à travers la Fédération, l’ensemble de nos ligues régionales et de nos comités départementaux. Nous les incitons à mettre en place des actions en ce sens,
afin de préserver notre environnement sportif.

  • De quelle manière ?

L’année dernière, nous avons, par exemple, récompensé la ligue du Centre-Val de Loire lors de l’Assemblée générale de la Fédération dans le cadre d’une opération innovante consistant à permettre au corps arbitral d’évaluer et de valoriser le comportement des équipes en matière de fair-play. Nous avons d’ailleurs l’intention de recenser les initiatives qui existent relatives à la promotion du fair-play, afin de les mettre en avant, de les partager et de faire des émules.
Je pense qu’il serait surtout intéressant de mettre en œuvre des projets destinés au public, même si nous ne sommes, bien sûr, pas confrontés à des problèmes de hooliganisme. Il est possible, partout en France, d’aller voir des matchs de volley-ball en famille, de façon sereine.
En revanche, il arrive parfois que l’on constate un manque de fair-play, ne serait-ce que sur le plan verbal, de la part de certains spectateurs. À cet égard, il me semblerait pertinent de nous appuyer sur le Code du supporter rédigé par le Comité Français du Fair Play. Il s’agirait de le faire circuler au sein de nos clubs, afin qu’ils l’affichent et sensibilisent davantage leur public.

  • Pour le reste, quel est l’état des lieux ?

Nous sommes une fédération qui pratique une politique de tolérance zéro dès lors que l’on enfreint les règles relatives au fair-play et à la violence, qu’elle soit verbale, sexuelle, physique, harcèlement…. Notre commission de discipline est extrêmement sévère et prononce des décisions très lourdes pour préserver notre sport de ces dérives. Par ailleurs, nous avons un Comité de déontologie commun à la Fédération et à la Ligue nationale de volley. On
constate très peu d’actes de violence sur le terrain. Sachant, je le répète, que dans ensemble, ce sont la bienveillance et l’entraide qui prédominent entre les clubs. Honnêtement, la situation est plutôt bonne et heureusement !